20 Minutes avec AFP
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Des incidents répétés et des déclarations jugées « problématiques » ont incité le procureur général d’Aix-en-Provence à proposer une enquête déontologique visant quatre avocats de la défense, dix jours après le procès pour le double assassinat à l'hôtel F1, lié aux cadres présumés de la DZ Mafia.
Franck Rastoul a exprimé son inquiétude, signalant que des faits ayant trait à l’avocate de Marseille ainsi qu’à d’autres avocats des barreaux de Toulouse et de Paris sont en cause. Les avocats concernés sont Christine D’Arrigo, Emmanuelle Franck, Karim Morand-Lahouazi et Raphaël Chiche, représentant respectivement Gabriel Ory et Karim Harrat.
« Cela suscite des interrogations »
Selon Rastoul, « ce n’est pas une remise en question du droit à la défense », mais il souligne que l'accumulation d'incidents en trois semaines pose question sur les pratiques professionnelles. Certains témoignages durant l’audience ont été perçus comme très problématiques.
Contacté par l’AFP, le conseil de l’Ordre des avocats de Paris a refusé de commenter les réclamations, et la bâtonnière de Marseille n’a pas donné suite aux demandes. Me Chiche a affirmé n’avoir pas été informé de la procédure à son encontre.
Le procès, hautement sécurisé, a été marqué par de nombreux incidents de procédure et des tensions notables entre les accusés, la cour et les avocats de la défense. Six accusés, dont un fugitif, ont été jugés pour l’assassinat de Farid Tir et de son ami Mohamed Amine Bendjaghlouli, tués en août 2019 dans le cadre d’un trafic de drogue.
Le parquet décide d'interjeter appel
Malgré un verdict tardif, Gabriel Ory, leader présumé de la DZ Mafia, a été condamné à 25 ans de prison pour son rôle dans le double homicide, tandis qu’Amine Oualane a été acquitté. Les commanditaires des meurtres, Karim Harrat et Walid Bara, ont également reçu une peine de 25 ans, le dernier ayant été arrêté en Espagne. Les exécutants de l’acte criminel ont été condamnés à 25 ans de réclusion criminelle et 15 ans respectivement.
Le parquet a annoncé son intention d'interjeter appel pour contester les peines jugées insuffisantes par rapport aux réquisitions initiales.







