Mercredi, un groupe d'environ quarante assaillants, principalement à moto, a lancé une offensive contre les installations de l'entreprise National Resources Private Limited (NRL) dans le district de Chagai, situé dans le Baloutchistan. L'attaque a été confirmée jeudi par les autorités locales, qui ont rapporté la mort de dix personnes, dont sept ouvriers et trois agents de sécurité.
Un responsable de l'administration régionale, qui a sollicité l'anonymat, a indiqué à l'AFP que des « informations non vérifiées » suggèrent que des membres du personnel ont été pris en otage pendant l'assaut. Un autre policier local a également validé cette information, précisant que les forces de sécurité avaient réagi rapidement pour sécuriser la zone.
Le Baloutchistan, la province la plus étendue du Pakistan, reste paradoxalement l'une des plus défavorisées. Les groupes séparatistes actifs dans la région augmentent la fréquence de leurs attaques, ciblant souvent les sites miniers, qu'ils accusent d'exploiter les ressources locales sans bénéfice pour la population.
Malgré la situation tendue, la NRL a déclaré que 90 % de ses employés étaient des habitants de la région. Ces attaques sont souvent motivées par des revendications ethniques, comme l'a souligné un récent rapport de France 24, qui a également noté que l'Armée de libération du Baloutchistan, classée « organisation terroriste » par Washington, a intensifié ses actions offensives, avec près de 200 insurgés éliminés lors des combinaisons des forces militaires.
Les tensions s'étendent au-delà du Baloutchistan. Les militants accusent le gouvernement central de piller les richesses naturelles sans réelles compensations pour les populations locales. L'impact de cette violence sur l'économie régionale et la vie quotidienne des habitants est préoccupant, attirant l'attention des organisations internationales et des défenseurs des droits de l'homme.
Alors que la situation demeure volatile au Baloutchistan, les appels à une réponse énergique de la part des autorités pakistanaises se multiplient, soulignant la nécessité d'un dialogue pour apaiser les tensions et favoriser un développement équitable dans cette province en difficulté.







