Le Gouvernement a récemment dévoilé sa feuille de route environnementale pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030, qui se dérouleront dans les Alpes françaises. Ce plan aborde huit enjeux majeurs, tels que les émissions de gaz à effet de serre, l'aménagement du territoire et la gestion de l'eau, et indique que 41 engagements 'concrets et mesurables' doivent être respectés par le comité d'organisation ainsi que par la Solideo, en charge des nouvelles constructions.
Cependant, les ONG restent sceptiques. “Nous sommes heureux de voir cette feuille de route, mais aucune ONG n’a été impliquée dans son élaboration”, a déclaré un représentant de France Nature Environnement. Ce dernier a exprimé ses préoccupations concernant le manque d'ambition : “Nous aurions aimé un projet au moins aussi audacieux que la Seine baignable pour Paris 2024”. Il souhaite que des lieux emblématiques comme la Combe des Aravis et la réserve des Chenaillet bénéficient d'une protection accrue, notamment à proximité des sites de compétition du Grand-Bornand et de La Clusaz.
En ce qui concerne la compensation des sols façonnés par la construction, il ne sera question que de 100 hectares. “C’est à peine l’équivalent d’une ferme en Haute-Savoie. Pour mettre en perspective, l'agglomération de Thonon-les-Bains prévoit à elle seule de consommer 190 hectares en cinq ans”, a-t-il déploré.
Francis Charpentier, de Mountain Wilderness, a salué certains progrès, bien qu'il note que des engagements tels que l'interdiction de la vaisselle jetable et des bouteilles en plastique sont déjà des obligations légales. Sur la question de la ressource en eau, le ministre de la Transition écologique a affirmé qu'aucun volume supplémentaire ne sera prélevé pour l'enneigement artificiel. Pourtant, Charpentier met en garde contre l'utilisation du terme “autorisé” dans les engagements : “Actuellement, les prélèvements sont souvent inférieurs aux maxima autorisés, donc rien ne garantit qu’ils ne seront pas augmentés, en particulier dans le contexte de réchauffement climatique.”
Concernant les transports, l'objectif affiché est d'“acheminer 100 % des spectateurs vers les sites via des transports collectifs, sans l’utilisation de voitures individuelles”. Cependant, il reste à voir comment cet objectif pourra être réalisé avec l'afflux massif de visiteurs internationaux.







