Un parcours de 90 km court entre Sully-sur-Loire et Bourges, mettant en valeur une ancienne voie ferrée délaissée. Ce projet, nommé "Méridienne à vélo", est conjointement mené par les départements du Loiret et du Cher, avec l'ambition de voir l'aménagement complété d'ici 2028.
Dès aujourd'hui et pendant deux semaines, l'enquête publique concernant le tronçon dans le Loiret débute, permettant aux citoyens de s'exprimer sur cette initiative. C'est une suite logique après l'inauguration de la véloroute du canal d'Orléans l'année dernière, et un développement significatif pour les itinéraires cyclables régionaux.
Une ancienne voie ferrée transformée en véloroute
La particularité de ce projet est qu'il suit l'ancienne voie ferrée n°68200, aujourd'hui transformée. La SNCF a facilité la mise à disposition de cette infrastructure, ayant déjà retiré 5 500 tonnes de rails et 3 500 tonnes de bois. Une fois à Sully-sur-Loire, les cyclistes pourront également accéder à la Loire à vélo grâce à une passerelle mise en place en 2020.
Selon Hervé Gaurat, vice-président du Département du Loiret, "l'intérêt est de créer un maillage cohérent entre Sully-sur-Loire et Cerdon, tout en favorisant l'accès à des destinations emblématiques comme la cathédrale de Bourges. Au-delà de l'attractivité touristique, cette véloroute pourra également être utilisée par des travailleurs véhiculés à vélo, un phénomène déjà observé sur la véloroute du canal d'Orléans".
Enquête publique dans les trois communes loirétaines traversées
Les communes concernées par cette enquête publique sont Sully, Villemurlin, et Cerdon, ainsi qu'Argent-sur-Sauldre dans le Cher. Au total, l'aménagement de la Méridienne à vélo nécessitera un investissement de plus de 17 millions d'euros, dont 6,5 millions seront alloués à la partie loirétaine, avec une part significative provenant de fonds européens.
Les travaux ont déjà débuté dans le Cher l'été dernier, tandis que le démarrage dans le Loiret est prévu pour l'année prochaine. Ce projet vise à renforcer non seulement le tourisme, mais également les mobilités durables dans la région.







