Deux nouveaux suspects, âgés de 22 et 26 ans, ont été appréhendés et placés en détention provisoire vendredi 6 mars, dans le cadre de l’enquête sur le meurtre tragique de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite, survenu à Lyon en février dernier. Ces arrestations, intervenues dans la région lyonnaise et dans l'Aube, font suite à une première vague d'interpellations effectuée deux semaines auparavant.
D’après le parquet de Lyon, ces hommes sont suspectés d'être directement impliqués dans les violences ayant conduit à la mort de Quentin Deranque. « Nous pensons désormais avoir identifié tous ceux qui ont participé aux agressions », a confié une source proche de l’enquête.
Des avocats contestent les accusations de meurtre
Les deux suspects ont été placés en détention suite aux réquisitions du parquet, bien qu’ils contestent fermement la qualification juridique de meurtre, arguant qu’il n’y avait pas d'intention de donner la mort. Mes Camille Vannier et Raphaël Kempf, les avocats des mis en examen, ont exprimé leurs réserves : « Il est évident qu’il n'existe aucune intention de tuer dans ce dossier ». Ils expliquent qu’une revue des faits doit également considérer les responsabilités des militants d'extrême droite dans le déclenchement de la violence.
Selon ces avocats, « la justice doit résister aux pressions médiatiques et politiques pour établir la vérité », rappelant que leur client se retrouve au cœur d'une présentation biaisée et sensationnelle des événements.
Le contexte des violences
La violence qui a conduit à la mort de Quentin Deranque a eu lieu le 12 février, lors d’un affrontement entre des membres d'extrême droite et un groupe d'extrême gauche à Lyon, où Deranque était présent pour assurer la sécurité de militantes identitaires. Après avoir subi un choc violent à la tête, il est décédé deux jours plus tard des suites de ses blessures.
Au cours de la première vague d'interpellations, onze individus avaient été retenus dans plusieurs départements, dont sept sont soupçonnés d’avoir participé au meurtre. Tous sont en détention provisoire et sont âgés de 20 à 26 ans, étant des figures connues proches d'organisations d'extrême gauche et d'antifascistes. Parmi les personnes arrêtées figuraient aussi des complices présumés, qui, bien qu'initialement appréhendés, ont été remis en liberté en attendant d'être entendus.
Le climat autour de cette affaire reste tendu, alors que l’enquête continue d'évoluer avec des répercussions importantes sur le paysage politique et social lyonnais.







