Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise, a été interpellée ce jeudi matin à Paris pour « apologie du terrorisme », selon des informations du Parisien. Cette garde à vue s'inscrit dans le cadre d'une enquête menée par le pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH).
L'affaire prend racine dans un tweet publié le 26 mars, en lien avec Kōzō Okamoto, militant de l'Armée rouge japonaise. Ce dernier était impliqué dans le massacre de l'aéroport Ben-Gourion en 1972, ayant causé la mort de 26 personnes. Les autorités investiguent ce message pour évaluer son impact et les intentions derrière sa rédaction.
Une enquête révélatrice sur les discours en ligne
Rima Hassan a rapidement supprimé le tweet après avoir été convoquée par les forces de l'ordre. Son arrestation vise à analyser le contexte de sa déclaration, en vérifiant si cela s'inscrit dans une apologie manifeste du terrorisme.
Ce n'est pas la première fois que l'élue est sous le coup d'une controverse. En décembre 2024, elle a déjà été ciblée par une plainte de l'Observatoire juif de France, liée à des publications sur X. À l'époque, elle avait qualifié cette action de « stratagème israélien », dénigrant ainsi les accusations.
La légitimité de ses positions a été mise en question à plusieurs reprises, notamment lorsqu'elle a fait référence à la « résistance armée palestinienne », se basant sur des résolutions de l'ONU. En parallèle, plusieurs experts du discours public notent l'importance de distinguer la critique légitime des discours qui incitent à la violence, un débat sensible au sein de la société française.







