Une étude menée par Coface indique que l'impact de l'intelligence artificielle (IA) est particulièrement marqué dans les secteurs où la cognition et l'information sont prépondérantes. Les métiers à haute rémunération sont ainsi les plus exposés.
Selon l'analyse, une profession sur huit pourrait connaître une "transformation profonde" en raison de l'évolution de l'IA. Cette étude, élaborée en collaboration avec l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), évalue 923 métiers et identifie les tâches susceptibles d'être automatisées. Le scénario le plus préoccupant concerne l'émergence d'agents IA, capables d'interagir avec des données de manière autonome.
Les métiers à salaire élevé sous pression
Ce rapport suggère qu'environ 30 % des tâches de certaines professions pourraient être automatisées, ce qui entraînerait d'importants redéploiements de personnel, tout en ne condamnant pas nécessairement ces métiers à la disparition.
Il appert que les professions les mieux rémunérées, telles que celles dans l'ingénierie, l'informatique, les fonctions administratives, ainsi que dans la finance et le droit, sont particulièrement vulnérables.
Les pays riches : une cible plus accessible
Coface souligne que les métiers les moins menacés sont souvent manuels et requièrent des interactions humaines difficiles à automatiser, comme dans la production, la construction, ou encore le secteur des soins.
En comparant les pays, il est évident que les économies les plus riches, telles que le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, font face à une exposition accrue à l’automatisation par l'IA, du fait de leur orientation vers des services plus cognitifs.
Une automatisation qui touche la France
En France, environ 16 % des tâches sont potentiellement automatisables. Cela signifie que cinq millions d'emplois, soit près d’un sur six, sont en péril à cause de l’IA. Ce fléau d’automatisation pourrait également générer un "double défi budgétaire" pour l'État, selon l'étude. Réduisant les recettes fiscales tout en augmentant les dépenses publiques, la situation exigerait une attention particulière vis-à-vis des systèmes de protection sociale.







