Les nations comme la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Chine et la Turquie se mobilisent pour dénoncer le blocus imposé par Donald Trump sur les ports iraniens. Ce blocus, annoncé ce lundi, fait suite à des pourparlers infructueux avec Téhéran, suscitant des accusations de "piraterie" de la part de l'Iran qui menace d'une réponse sur les ports de la région.
La Chine, principalement dépendante des importations pétrolières iraniennes, a demandé une reprise immédiate de la "liberté de navigation" dans cette zone stratégique, qui représente environ 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures. Hakan Fidan, le ministre turc des Affaires étrangères, a également plaidé pour une réouverture rapide.
Parmi les alliés de Washington, même la voix du Premier ministre britannique Keir Starmer s'élève contre ce blocus : "Nous ne soutenons pas le blocus". Madrid a également déclaré que cette action n'a "aucun sens", reflétant un malaise croissant parmi le cercle proche des États-Unis.
Une "conférence" pour une mission pacifique en vue
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a averti que son pays subira les retombées de la guerre au Moyen-Orient "longtemps après" sa résolution, en faisant écho à des préoccupations internationales sur l’impact économique de la situation actuelle.
De son côté, Emmanuel Macron a proposé l'organisation d'une "conférence" visant à établir une "mission multinationale pacifique" pour rétablir la navigation libre. Annoncée en collaboration avec le Royaume-Uni, cette initiative vise à apporter une réponse défensive et non belligérante. Le président français a souligné l’urgence d’un règlement diplomatique solide et durable, appelant à "ne ménager aucun effort".
Alors que les négociations au Pakistan se poursuivent sans succès, l'échec des pourparlers entre Washington et Téhéran, qui ont duré plus de vingt heures, soulève de vives inquiétudes après un conflit qui a coûté la vie à plus de 6 000 personnes, notamment en Iran et au Liban, mettant en péril l'économie mondiale.
Le respect du cessez-le-feu de deux semaines, en vigueur jusqu'au 22 avril, demeure incertain. Alors que le Pakistan, en tant que médiateur, plaide pour son respect, ni les États-Unis ni l'Iran n'ont encore abordé ce sujet.







