« Je n’ai rien à voir dans cette affaire », ont déclaré les deux prévenus qui ont comparu devant le tribunal correctionnel de Périgueux, accusés de vol et de recel. Une troisième personne, impliquée dans l’affaire, n’a pas pu se présenter en raison de son incarcération et de son refus de participer par visioconférence. Elle sera jugée séparément le 16 novembre. Les prévenus, âgés de 22 et 25 ans, ont dû répondre d'actes perpétrés le 18 septembre 2025.
Ce jour-là, un véhicule de marque Peugeot 2008, disparu le 23 juillet d’une propriété à Beaumontois-en-Périgord, aurait été utilisé pour une série de vols à Saint-Astier et Razac-sur-l’Isle. Dix jours plus tard, le véhicule, exhibant une plaque d’immatriculation falsifiée, a été retrouvé carbonisé dans une forêt des Lèches. Ces faits présentent des similitudes notables avec d’autres affaires pour lesquelles les mêmes individus avaient déjà été condamnés.
« Barbu » et « tatoué »
Le conducteur du véhicule a été décrit comme un homme « barbu » et « tatoué du bras droit », une description qui correspondait au plus âgé des deux prévenus. Celui-ci a rétorqué, défendant son innocence : « Cela pourrait s'appliquer à n'importe quel barbu. » Son avocate, Me Nadine Pla-Debray, a également contesté l’accusation, dénonçant un traitement biaisé envers ses clients, étant donné leurs antécédents et leur identité.
Face au ministère public, qui a évoqué des similarités entre les modes opératoires, une peine de dix mois de prison ferme a été requise, accompagnée d'interdictions de contact entre les prévenus et de détention d’armes pour une durée de deux ans. Me Margaux Castex, la représentante du plus jeune, a également souligné les incohérences dans l'enquête. Par exemple, un des complices était censé porter une doudoune marron, alors qu'au cours de la perquisition, une doudoune grise a été découverte chez son client. « Il n’y a absolument pas de preuves, ce ne sont pas les mêmes vêtements », a-t-elle plaidé.
Finalement, le tribunal a décidé de prononcer la relaxe des deux prévenus, une décision qui pourrait soulever des questions sur la gestion judiciaire des affaires similaires. Ce cas a attiré l’attention des observateurs, qui se demandent si cette relaxe est un signal pour d'autres affaires à venir.







