La présidente LR de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a indiqué jeudi qu'elle demandait à son vice-président Jean-Michel Aulas de se retirer de l'institution, à la suite d'une plainte pour viol portée contre un de ses proches conseillers liés à la campagne municipale. Les accusations interveniennent dans un contexte où le climat politique local est déjà tendu en raison de la rivalité entre les partis.
Dans un communiqué publié le lendemain de cette révélation, Sarselli a justifié sa décision, affirmant avoir convoqué trois élus de la Métropole cités dans la presse. Il s'agit de Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, en lien avec des allégations graves d'atteintes aux droits d'une jeune militante. Cette dernière a déclaré avoir été victime de violences sexuelles sous la contrainte, en mettant en cause un ancien directeur de communication de la campagne électorale de Jean-Michel Aulas, selon des sources de Le Monde.
« Suite à cette rencontre, j’ai demandé à ces trois élus de se mettre en retrait de leurs fonctions afin de respecter la victime présumée et l’institution qu’ils représentent », a précisé Sarselli. Elle a souligné son implication personnelle dans la lutte contre les violences faites aux femmes, affirmant faire confiance à la justice pour faire toute la lumière sur cette affaire, comme rapporté par Franceinfo.
Une réunion controversée
De son côté, Jean-Michel Aulas a admis avoir eu une réunion avec la plaignante, mais a affirmé que son conseiller avait confirmé le caractère consensuel de leur relation. Aulas a soutenu que la jeune femme ne souhaitait pas porter plainte et a refusé de se retirer de ses fonctions, arguant qu'il avait déjà pris des mesures pour recadrer la situation en écartant le directeur de communication impliqué.
Cette affaire met en évidence des tensions croissantes au sein du Conseil municipal de Lyon, où les relations entre les différents élus sont déjà fragiles. Les enjeux politiques sont amplifiés par les prochaines élections et l’ombre de ces accusations pourrait influencer le paysage électoral, selon les observateurs politiques.
L’avocate du conseiller a affirmé que ce dernier « conteste fermement toute accusation » et s'est dit prêt à collaborer avec la justice pour apporter des clarifications. Ces développements sont à surveiller de près, tant sur le plan judiciaire que politique, car ils pourraient avoir des répercussions significatives sur la gestion de la Métropole et sur les prochaines élections municipales.







