Dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 mai, plusieurs coups de feu ont retenti dans le quartier des Grèzes à Montélimar. Les tirs n'ont heureusement pas fait de blessés, mais ils soulèvent des inquiétudes au sein de la communauté locale. Le procureur de la République, Laurent de Caigny, a déclaré à ICI Drôme Ardèche que ces événements semblent s'inscrire dans le cadre d'un différend lié à des activités de narcotrafic.
D'après les premiers éléments de l'enquête, des individus cagoulés ont ouvert le feu sur la façade d'un immeuble, vers 1h40 du matin. Des témoins rapportent avoir entendu des tirs d'armes automatiques, ce qui a réveillé une partie des habitants du quartier. "On a entendu des tirs, ça nous a tous réveillés", confie un riverain inquiet.
Les assaillants, après avoir ciblé le bâtiment, se sont rapidement enfuis, tout comme plusieurs personnes qui se trouvaient sur la voie publique au moment des faits. Le procureur a également précisé que les personnes impliquées dans cet incident avaient déjà été visées par le passé, notamment au début du mois de mars. Une source proche de l’enquête évoque une possible tentative d'enlèvement, un homme ayant été vu être conduit de force vers le site des tirs avant de réussir à s'échapper lors de l’attaque.
Les autorités se mobilisent. La division de la criminalité organisée et spécialisée, la DCOS, a été chargée de l'enquête. Le secrétaire départemental du syndicat Alliance Police nationale, Denis Iglesias, a mis en lumière une "flambée de violence à Montélimar sur fond de narcotrafic", soulignant que "la situation devient de plus en plus préoccupante pour les habitants".
Alors que la recherche des tireurs se poursuit, les habitants de Montélimar espèrent que les mesures adéquates seront mises en place rapidement pour garantir leur sécurité et celle de leur quartier.







