À Saint-Etienne-de-Montluc, Manon Relandeau reste introuvable depuis le 27 mars. Alors qu'un mois s'est écoulé, son compagnon, soupçonné de complicité, a été arrêté en Algérie. Les proches de la jeune femme s'expriment.
La famille de Manon, qui vit en Vendée, reste dans l'attente de nouvelles préoccupantes. Le dimanche 3 mai, ils ont accordé un entretien à Ouest-France, décrivant leurs souvenirs d'elle.
Les derniers instants passés avec Manon datent du 21 mars. Sa mère témoigne d'une femme resplendissante et pleine de vie, tandis que son beau-père évoque son caractère bienveillant et joyeux.
Un couple en difficulté
Avant sa disparation, Manon avait partagé des doutes sur la santé de sa relation. Sa marraine confie : "Il y avait énormément de jalousie, il l’empêchait de communiquer avec des hommes, l’isolant de sa famille". Cette situation inquiétante laissait entrevoir des problèmes profonds dans leur union.
Des opérations de recherche massives ont été lancées. Victime de violences conjugales, Manon avait programmé un rendez-vous avec l’association Citad’elles, mais n’y est jamais retournée.
Le compagnon de Manon, décrit comme agressif par certains membres de la communauté, avait déjà eu des démêlés avec la justice pour des violences conjugales en 2019. Cette ombre pèse lourd sur les investigations actuelles.
Espoir et questions après l'arrestation
Le 2 avril, le compagnon a fuit en Algérie avec leur petite fille de 15 mois. Sur les réseaux sociaux, il n’a cessé de clamer son innocence, déclarant : "Manon est vivante, elle ne laisserait pas sa vie derrière elle sans un mot". Il a été interpellé le 27 avril.
De son côté, le beau-père de Manon nourrit l'espoir d'un retour de sa belle-fille et attend des explications de la part de son compagnon concernant cette disparition énigmatique.







