Le corps sans vie d'une femme, découvert dans un bidon en Moselle, a enfin été identifié plus de vingt ans après son meurtre. Cette avancée significative résulte d'une vaste campagne dite "Identify Me", supervisée par Interpol, qui a récemment annoncé la nouvelle le 28 avril.
La victime, surnommée la "femme à la couronne dentaire Richmond" par Interpol, a été identifiée sous le nom de Hakima Boukerouis. Elle avait été assassinée entre septembre et octobre 2004, selon un communiqué de l'organisation consulté par l'AFP.
Ce cas est l'un des 47 retenus dans le cadre de la campagne, impliquant la collaboration de plusieurs pays européens pour résoudre des affaires de meurtres non élucidés.
La cinquième victime identifiée
Hakima Boukerouis est la cinquième parmi les victimes à avoir retrouvé son identité, suite à cette initiative qui implique l'aide du public et des campagnes médiatiques. Ce qui est encore plus significatif, c'est que l'identification de Hakima a mené à l'arrestation d'un suspect, un fait rare dans ce type d'opération.
Selon les informations relayées par Le Républicain Lorrain, le mari de Hakima est suspecté d'avoir orchestré le meurtre. Bien qu'il ait été mis en examen et incarcéré, il a été libéré sous contrôle judiciaire en septembre 2025 en raison de son âge et de problèmes de santé. Le procureur de Metz a refusé de commenter la situation actuelle du suspect.
Importance des enquêtes sur les cold cases
Le corps de Hakima a été retrouvé le 7 janvier 2005, sur le bord d'une route forestière à Saint-Quirin, près de Sarrebourg. L'autopsie avait révélé des lésions causées par des armes blanches.
Son corps, dissimulé dans un tonneau en plastique, avait été vu flottant dans la rivière Sarre rouge en octobre 2004. Hakima se distinguait par sa petite taille (1m60) et un débardeur rose. Les détails de son identité, notamment la couronne dentaire onéreuse qu'elle avait reçue, illustrent l'importance des enquêtes dans des affaires non résolues. Valdecy Urquiza, secrétaire général d’Interpol, a souligné l'importance de poursuivre les investigations sur les cold cases afin de rendre justice aux victimes.
Cette avancée permet d'identifier encore 42 autres victimes, parmi lesquelles des appellations comme "la globe-trotteuse", "l’introvertie", ou "la jeune fille dans le Main", signalées dans les rapports d’Interpol.







