Après la free party clandestine qui a eu lieu début avril à Havrincourt, le préfet du Pas-de-Calais a pris une décision ferme. Un arrêté a été émis, interdisant tous les rassemblements musicaux festifs non déclarés dans le département jusqu'au 31 août 2026. François-Xavier Lauch, le préfet, a justifié cette décision par les défis de sécurité rencontrés lors de l'événement, qui a rassemblé près de 1 000 personnes, principalement en provenance de Belgique, des Pays-Bas et d'Allemagne.
Cette fête illégale a nécessité l'intervention massive des forces de l'ordre, avec le déploiement d'une centaine de gendarmes, de renforts venus du Nord et de la Somme, ainsi que des équipes de secours. Un hélicoptère et des drones ont également été mobilisés pour surveiller les lieux. Selon un rapport de ICI, il n'y avait aucun dispositif de sécurité sanitaire en place, exposant ainsi tous les participants à des dangers potentiels.
Le préfet a souligné que ces rassemblements entraînent des coûts importants pour les services de secours, souvent dans des conditions difficiles. En réponse à cet événement, il a aussi saisi la justice pour que des sanctions soient imposées aux organisateurs, tout en leur demandant de rembourser les frais engagés pour la sécurité.
L'événement a également vu l'émission de 200 amendes pour diverses infractions, y compris la possession de stupéfiants et conduite sous l'influence. De plus, une plainte pour agression sexuelle a été déposée pendant ce rassemblement, soulignant encore les graves conséquences de telles fêtes.
Avec cette nouvelle mesure, le préfet espère contenir les rassemblements non régulés et assurer la sécurité publique. Ses déclarations ont été soutenues par des experts en sécurité, dont le sociologue Pierre Bourdieu, qui a souligné l'importance de réguler de tels événements pour prévenir les risques.







