Des irrégularités préoccupantes ont été identifiées lors d'une inspection de fin avril par les services de l'État dans un élevage porcin situé à Kergrist, près de Pontivy. Malgré ces constats, cet élevage n'a pas été fermé, soulevant de nombreuses interrogations.
L'association de protection animale L214 a annoncé avoir déposé une plainte contre cet élevage, accusant des actes de « sévices graves » envers les porcelets. Selon leurs déclarations, ces animaux seraient castrés sans anesthésie, une pratique illégale en France depuis 2022, et éliminés de manière sommaire lorsqu'ils ne répondent pas aux attentes de production.
Les images obtenues par L214 révèlent une réalité choquante où les porcelets, jugés trop faibles, sont tués par des méthodes brutales. En outre, l'association dénonce la présence de cadavres en décomposition parmi les vivants et des truies blessées laissées sans soins dans des enclos insalubres. L214 affirme que ces pratiques constituent des infractions pénales graves et demande une action immédiate des autorités vétérinaires du Morbihan.
Une réaction jugée insuffisante des autorités
Suite à une inspection réalisée le 17 avril, les services de la préfecture ont noté des irrégularités qui ont conduit à une mise en demeure concernant le respect des normes de protection animale. Cependant, aucun élément n'a justifié la fermeture immédiate de l'exploitation, ce qui suscite l'indignation des militants de L214 et des défenseurs des droits des animaux.
La coopérative Eureden sous le feu des critiques
L214 s'attaque également à la coopérative Eureden, qui, selon eux, soutient cet élevage tout en prétendant promouvoir le bien-être animal. En réalité, les pratiques mises en lumière par l'enquête contredisent cette image d'engagement pour le bien-être des animaux. Les représentants d'Eureden n'ont pas souhaité commenter ces accusations, mais l'association leur demande de respecter un référentiel qui inclurait l'abandon de la castration et des cages individuelles.
Évoquant une responsabilité majeure dans le système de production intensive, L214 appelle la coopérative à réformer ses pratiques pour mettre fin à cette souffrance animale. Toutefois, des experts tels qu'Inaporc avertissent que les changements demandés sont d'une complexité telle qu'ils pourraient nécessiter des milliards d'euros et transformer radicalement le secteur porcin français.







