Le procès du doctorant de l'université d'Orléans, sous le coup d'accusations d'apologie du terrorisme et de menaces, est désormais programmé pour le 1er juin. Initialement prévu ce lundi, l'audience a été reportée après que le prévenu, de nationalité iranienne et âgé de 36 ans, ait refusé la fouille corporelle requise avant sa comparution. En conséquence, il n'a pas pu être amené au tribunal et a demeuré en détention à la prison de Saran.
Lors de la récente audience, la présidente du tribunal, en accord avec le procureur d'Orléans, a dû renvoyer le procès. Le doctorant, accusé d'apologie du terrorisme et de menaces envers le président de l’université, continuera de purger sa détention jusqu'à la nouvelle audience. La justice a également ordonné la réalisation de deux expertises, l'une psychiatrique et l'autre psychologique, afin d'évaluer son état mental.
Un homme en détresse selon sa défense
À l'issue de l'audience, l'avocat du prévenu, maître Pierre-Alexandre Narcy, a exprimé son incompréhension face à la décision de maintenir son client en détention. "Ce n'est pas un homme dangereux et je m'interroge sur le fond des accusations d'apologie du terrorisme. C’est un individu en détresse, déjà affecté par l'absence d'informations concernant sa famille restée en Iran", a-t-il soutenu. L'avocat a également plaidé pour une évaluation de son état psychologique, arguant que son client a montré des signes de dépression ces dernières semaines.
Un sujet controversé pour sa thèse
Pour contextualiser l'affaire, il convient de rappeler que ce doctorant, en plus de ses recherches, a dédié sa thèse à l'ayatollah Ali Khamenei, figure controversée et chef du régime iranien. Des témoignages d'étudiants ont révélé qu'il aurait fait référence à des discours de cet homme lors de ses séances de travaux dirigés.
Cette situation intervient également en parallèle d'une mobilisation nationale des avocats, qui ont observé une journée de grève pour dénoncer une réforme de la justice, portées par Gérald Darmanin, içi en incluant un projet de "plaider-coupable" qui vise à réduire le temps d'attente pour les jugements.







