Rima Hassan, eurodéputée de La France Insoumise, est de retour sous le regard attentif des enquêteurs. Ce vendredi, elle est convoquée par la police judiciaire de Paris pour des motifs distincts liés à son précédent placement en garde à vue, selon des sources proches du dossier.
Après avoir été libérée jeudi soir, à l’issue d’une garde à vue où elle était interrogée pour des accusations d'apologie du terrorisme concernant un post sur X, Rima Hassan devra cette fois faire face à des enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes.
Lors de sa précédente garde à vue, les investigations ont révélé la présence d’éléments similaires à du CBD et de la 3MMC, une drogue de synthèse, sur lesquels elle a été interrogée, a affirmé le parquet. Ces éléments sont, selon les autorités, disjoints et seront traités dans le cadre d’une procédure séparée.
« Nous sommes dans une situation d’acharnement, » a déclaré Manuel Bompard, le coordinateur national de LFI, sur Sud Radio. Il a contesté les allégations selon lesquelles Rima Hassan aurait eu de la drogue en sa possession, qualifiant ces informations de « mensongères, » utilisées pour discréditer l'eurodéputée.
Les récentes déclarations de Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, justifient en partie la décision de signalement faite par ses services à la justice. Selon lui, le tweet en question, qui fait mention de Kozo Okamoto, est d'une gravité telle qu'une action était nécessaire. L'affirmation selon laquelle « rien ne doit passer inaperçu » met en lumière les tensions croissantes dans le paysage politique.
Les prochains jours s'annoncent cruciaux pour Rima Hassan alors qu'elle cherche à naviguer à travers les subtilités de ces affaires. Les supporters de l'eurodéputée se mobilisent, dénonçant ce qu'ils perçoivent comme une forme de persécution politico-judiciaire. Les avis divergent sur la question, mais l'examen minutieux de son comportement et de ses publications ne fait que commencer.







