Les États-Unis ont annoncé mercredi un renforcement des sanctions visant le secteur pétrolier iranien, une mesure prise en période de tensions croissantes dans le détroit d'Ormuz. En particulier, ces sanctions s'attaquent aux infrastructures de transport et à un réseau associé à Mohammad Hossein Shamkhani, un magnat du pétrole.
Dans un communiqué, Scott Bessent, secrétaire au Trésor, a expliqué que "le Trésor agit de manière énergique dans le cadre de l'opération 'Fureur économique' pour cibler les élites du régime, comme la famille Shamkhani, qui s'enrichissent sur le dos du peuple iranien".
Mohammad Hossein Shamkhani est le fils d'Ali Shamkhani, ancien ministre de la Défense et proche conseiller d'Ali Khamenei, le guide suprême d'Iran. Les États-Unis estiment qu'ils prennent des mesures pour réduire la capacité de l'Iran à générer des revenus, alors que celui-ci menace de bloquer le détroit d'Ormuz, véritable artère commerciale pour le pétrole.
Contournement des sanctions
L'Iran a déjà bloqué le détroit d'Ormuz à partir du 28 février, déclenchant des interventions militaires américaines. En effet, le ‘Trésor américain a récemment décidé de ne pas prolonger la suspension temporaire de certaines sanctions imposées au pétrole iranien, une mesure adoptée pour tempérer les fluctuations du marché des hydrocarbures provoquées par la guerre dans la région.
"Les efforts complexes impliquant le pétrole iranien illégal, l'or et le financement d'activités malveillantes démontrent jusqu'où l'Iran est prêt à aller pour contourner les sanctions", a ajouté un représentant du département d'État.
Le réseau Shamkhani aurait développé des moyens de contourner les sanctions en utilisant des entreprises de conseil et de transport en apparence légitimes pour contrôler sa flotte. Les États-Unis avaient déjà imposé des sanctions l'année dernière à certaines entités liées à ce réseau.
En parallèle, le Trésor a sanctionné un individu iranien soutenant le Hezbollah libanais ainsi que trois entreprises impliquées dans un vaste schéma de blanchiment d'argent, vendu au marché du pétrole iranien en échange d'or vénézuélien.
Experts et analystes s'accordent à dire que ces mesures témoignent de l'engagement des États-Unis à intensifier la pression sur le gouvernement iranien, dont les manœuvres dans le Golfe sont scrutées de près. Selon des sources médicales, la communauté internationale redoute que le blocus dans le détroit d'Ormuz n'aggrave davantage la situation géopolitique.







