Ce jeudi 2 avril, les prix du pétrole ont connu une hausse significative suite aux récentes déclarations du président américain Donald Trump. À 6h, le baril de Brent s'échangeait à 107 dollars, enregistrant une hausse de 7 % par rapport à la veille. Le pétrole américain WTI a également vu son prix augmenter de 3 %, malgré une tendance initiale à la baisse.
Les marchés asiatiques, quant à eux, ont vu leur optimisme se transformer en inquiétude. L'indice Nikkei à Tokyo a chuté de 1,5 %, et le Kospi de Séoul de 3,6 % après la communication présidentielle. Les acteurs du marché craignent des répercussions prolongées du conflit au Moyen-Orient.
Lors de son allocution, Trump a répété que ses "objectifs fondamentaux sont proches d'être remplis" tout en annonçant que l'Iran subirait des frappes "extrêmement dures" dans les semaines à venir. Il a également mis l'accent sur le fait que les pays dépendants du pétrole du détroit d'Ormuz devaient "s'en occuper" eux-mêmes, sans fournir de plan concret pour restaurer le trafic maritime dans cette région stratégique.
"Allez au détroit, prenez-en le contrôle, protégez-le, servez-vous-en, utilisez-le pour vous-mêmes ", a-t-il déclaré, dénonçant l'absence de soutien de certains alliés dans l'Otan. Les négociations avec l'Iran continuent, mais sans annonces majeures, alimentant l'incertitude.
Robert Rennie, expert en matières premières de Westpac Banking Corp, a souligné que malgré les propos de Trump, la situation reste inchangée sur le terrain. "Rien ne change, le détroit d'Ormuz est fermé depuis un mois et les perturbations dans les flux de pétrole devraient perdurer plusieurs semaines encore", a-t-il averti, rapporté par Bloomberg.







