La psychothérapeute Isabelle Filliozat nous explique pourquoi l’acte de cuisiner – ou pas – en dit long sur notre inconscient.
Etre en cuisine, une expérience intérieure ! Dans son ouvrage Bien dans sa cuisine (1), Isabelle Filliozat soutient que cuisiner peut être une forme d'introspection. À l'ère des plats tout prêts, elle nous invite à redécouvrir le plaisir de préparer nos repas. Voici son analyse.
Un lien inattendu entre cuisine et psyché
Isabelle Filliozat partage une vision originale : "La cuisine est un lieu où je passe beaucoup de temps, tout comme mon bureau. J'ai voulu établir un lien entre cet espace et mes lecteurs. Le rapport que l'on entretient avec la cuisine révèle souvent notre relation à soi et aux autres." Elle évoque le cas d'une patiente, Delphine, qui déclare détester cuisiner. En approfondissant, elles découvrent que derrière ce refus se cache une colère refoulée envers sa mère. La cuisine devient ainsi un symbole de nos blessures émotionnelles, marquant son importance psychologique.
Un espace de transmission et de créativité
Quel symbole représente la cuisine ?
La cuisine est un haut lieu de transmission familiale. Elle est le témoin des traditions et des gestes d'une génération à l'autre. En cuisinant un plat traditionnel, on reste connecté à nos racines culturelles. C'est aussi un espace de créativité où l'on peut réinventer des recettes familiales tout en y ajoutant des touches personnelles.
Méditation active et cuisine : un duo gagnant
Cuisiner en pleine conscience
Isabelle Filliozat prône "la méditation active". "La méditation n’est pas l’absence de pensées mais une manière de canaliser son mental," explique-t-elle. En se concentrant sur les sensations lors de la préparation d’un plat, on se reconnecte ainsi au moment présent. Cuisiner devient alors une pratique quotidienne de pleine conscience.
Raviver le plaisir de cuisiner au quotidien
Cuisiner tous les jours peut devenir une corvée. Pour cela, Isabelle suggère de partager cette tâche avec un partenaire. Et n’ayez aucune hésitation à commander des sushis de temps en temps ou à organiser des dîners entre amis pour équilibrer les efforts en cuisine. Les repas partagés rendent l'expérience plus joyeuse et légère.
(1) Éditions JC Lattès.







