Prévoir une épargne accessible est essentiel pour garantir la sécurité financière du conjoint survivant. Il est également judicieux de réfléchir dès maintenant aux protections juridiques qui peuvent être mises en place pour soutenir votre partenaire en cas de perte d’autonomie.
Faire face à une perte d’autonomie
La gestion du patrimoine joue un rôle crucial dans la préparation aux imprévus. Si le couple possède des biens immobiliers, leur vente peut financer les aides à domicile nécessaires ou les frais d’hébergement en établissement spécialisé. Une partie des investissements peut également être allouée à ces dépenses. Envisagez d'examiner les modalités de votre Plan d’Épargne Retraite (PER) si vous avez opté pour une rente. Il est souvent possible d'augmenter cette rente en cas de perte d'autonomie majeure. Pour ceux n'ayant pas de réserves financières, souscrire une assurance-dépendance s'avère pertinente.
Rédiger un mandat de protection future
Le mandat de protection future est un instrument juridique permettant de désigner une personne responsable de vos affaires si vous devenez incapable de les gérer en raison d'une altération de vos capacités. Chaque partenaire peut établir ce document et nommer l'autre comme mandataire. Utilisez le formulaire Cerfa n° 13592*04 pour sa rédaction.
Le mandat à effet posthume
Dans le cas où votre conjoint est vulnérable (maladie, troubles cognitifs), le mandat à effet posthume permet de désigner une personne chargée de gérer tout ou partie de votre patrimoine après votre décès. Cette personne doit accepter sa fonction devant un notaire de votre vivant. Si des conflits peuvent survenir lors de votre succession, un testament peut également désigner un exécuteur testamentaire pour gérer ces potentiels différends.







