Vous avez 58 ans et vous vous sentez épuisée par votre travail ? Votre employeur est d'accord pour vous accorder un temps partiel, mais vous vous interrogez sur les répercussions que cela pourrait avoir sur votre retraite. Voici ce qu'il faut savoir.
Les 25 meilleures années de salaire
La première question à se poser est de savoir si vos "25 meilleures années" de salaire sont déjà validées. C'est sur cette base que sera calculé votre "salaire moyen" pour votre pension. Consultez votre relevé de carrière pour en avoir le cœur net.
• Si vous avez déjà vos "25 meilleures années", il est crucial de continuer à accumuler des trimestres jusqu'à votre retraite. Pour chaque trimestre validé, il vous suffit de cotiser sur un salaire brut équivalant à 150 fois le SMIC horaire (soit environ 1 464 € en 2017). Avec un mi-temps, vous pourrez valider jusqu'à quatre trimestres par an. La réduction de salaire due au passage à temps partiel n’impactera pas votre retraite de base, mais pourrait affecter vos retraites complémentaires, car celles-ci dépendent de vos revenus.
• Si vos "25 meilleures années" ne sont pas encore atteintes, une réduction de moitié de votre salaire pourrait avoir des conséquences sur votre "salaire moyen". Pensez à faire des simulations pour évaluer l'impact potentiel.
Surcotisation : une solution à envisager
Il existe un moyen de protéger vos droits : la "surcotisation". En passant à mi-temps, vous pouvez demander à votre employeur de continuer à cotiser pour vous à l’assurance vieillesse et aux régimes de retraite complémentaires sur la base d'un temps complet. Bien que cette option soit prévue par la loi, l'employeur n'est pas obligé de l'accepter, ce qui augmenterait sa part de cotisation.
Retraite progressive : une option à envisager
À partir de 60 ans, si vous justifiez de 150 trimestres, vous pourriez demander une retraite progressive. Celle-ci vous permettrait de toucher une partie de votre pension tout en continuant à travailler à temps partiel, augmentant ainsi vos droits pour votre future retraite.
Avant de faire votre choix, il serait sage de consulter votre caisse de retraite pour obtenir des conseils personnalisés et éviter les pièges.







