Quatre mois après les inondations dévastatrices de la Garonne, certains sinistrés du Sud-Gironde retournent à la normale, tandis que d'autres continuent de nettoyer les dégâts. Nordine Raymond a décidé de dire "stop", soulignant que "le silence n'est pas une solution". Cet ancien candidat de La France Insoumise à la mairie de Bordeaux a déposé plainte après avoir été la cible de milliers de messages racistes et haineux sur les réseaux sociaux durant sa campagne municipale.
Une plainte pour injures racistes et menaces de mort
Nordine Raymond a partagé sur Instagram : "Je refuse de m'habituer à l'inacceptable". Lors des élections de mars dernier, il n'a pas réussi à atteindre le second tour, ne recueillant que 9,36 % des voix. Son avocat a établi que Raymond avait reçu pas moins de 10 000 messages racistes en quelques semaines. Cela représente plus de cinquante messages par jour, pris en compte sur seulement deux plateformes : Facebook et X (anciennement Twitter).
Les contenus de ces messages sont souvent ciblés sur sa personne plutôt que sur son engagement politique. Des insultes comme "une bonne tronche de salafiste" ou "Jean-Michel Couscous" en sont des exemples tristement révélateurs.
Un climat de harcèlement généralisé
Les menaces de mort ont également été fréquentes. Lors d'un événement tragique, la mort d'un militant d'extrême droite à Lyon, des messages de menaces ont été adressés à Raymond sur son portable, soulignant la gravité de la situation. Pour sa sécurité, il a dû engager un garde du corps jusqu'à la fin de ses campagnes.
Nordine Raymond n'est malheureusement pas un cas isolé. D'autres figures politiques, comme Nordine Guendez, l'ex-maire socialiste d'Ambarès, ont également été victimes de harcèlement et de racisme durant les mêmes élections, signalant un phénomène inquiétant dans la région. Guendez, de son côté, a déposé deux plaintes similaires.
Selon les experts en sociologie politique, ce type de comportement haineux sur les réseaux sociaux témoigne d'un climat de division croissante au sein de la société française. Des chercheurs de l'Observatoire des discriminations rappellent l'importance de ne pas banaliser ces actes et d'agir collectivement pour mettre fin à cette vague de racisme et de violence verbale.







