Depuis le début de l'année 2026, plusieurs cas de dermatophilose humaine ont été signalés en France et en Espagne, suscitant des inquiétudes quant à cette bactérie qui pourrait devenir une infection sexuellement transmissible.
Plus de quarante personnes présentant des symptômes de dermatophilose humaine, une affection cutanée, ont été identifiées en France, principalement dans la région de Lyon. Le Dr Maxime Bonjour, expert en maladies infectieuses au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lyon, met en garde à propos de cette bacterie, sollicitant l'attention sur des indices qui suggèrent une possible transmission par voie sexuelle, comme il l'a déclaré dans Le Parisien le 12 juin.
Initialement, cette bactérie, également connu sous le nom de "gale de la boue", affectait principalement les animaux, engendrant éruptions cutanées, démangeaisons et pertes de poils. Cependant, des analyses récentes montrent son apparition chez des humains sans contact avec des animaux contaminés. Selon le Dr Bonjour, 2026 marque une première où des publications scientifiques documentent des infections interhumaines de cette bactérie.
L'augmentation rapide des cas en seulement six mois intrigue la communauté scientifique, même si de très rares contaminations entre humains et animaux infectés avaient été précédemment enregistrées. La manifestation cutanée de l'infection chez les humains se traduit par des follicules pileux et des petites pustules rouges, particulièrement dans les zones sollicitées lors de rapports sexuels.
Un dénominateur commun identifié pour la dermatophilose
L'étude du Dr Bonjour a relevé que plusieurs patients avaient fréquenté le même sauna gay avant de développer la maladie. À Barcelone, une situation similaire a été observée chez huit hommes ayant également visité un sauna.
Le médecin indique que le contact peau à peau pourrait être l'une des principales voies de transmission de cette bactérie, l'humidité favorisant son transfert. Il précise également qu'il n'existe pas encore de preuves concluantes indiquant qu'il s'agit d'une infection sexuellement transmissible (IST). Les personnes présentant des symptômes sont conseillées de se rendre dans un Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) pour un suivi approprié.







