Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a récemment évoqué des changements nécessaires pour les stages en entreprise des collégiens et lycéens, après le décès tragique d’un adolescent de 15 ans dans le Gard, écrasé par un chariot élévateur sur son lieu de stage dans le secteur du bâtiment.
Les familles, notamment celle d’Axel, un autre jeune décédé lors d'un stage, exigent des réformes immédiates. Le père d'Axel, Arnaud Darthenay, a exprimé des inquiétudes quant à la sécurité des élèves en stage, appelant à une interdiction des stages où les conditions de travail peuvent être dangereuses. Le Monde rapporte que des syndicats comme la CGT de l’Éducation mettent également en garde contre la montée des accidents mortels, arguant que les jeunes sont de plus en plus exposés à des situations à risque, sans préparation adéquate.
Depuis 2005, les collégiens doivent effectuer un stage de cinq jours en entreprise, et pour les lycéens de seconde, cela va jusqu'à deux semaines depuis 2024. Cependant, Édouard Geffray a affirmé que l'objectif n'est pas de remettre en question le principe même des stages, considérés comme un tremplin pour l'égalité des chances. « Il est essentiel de garantir la sécurité des élèves tout en leur offrant ces opportunités », a-t-il expliqué au micro de Franceinfo.
La réflexion actuelle du ministère vise à fractionner les stages, permettant aux élèves d'observer différentes professions à travers plusieurs entreprises. Cela pourrait aider à diminuer l'impact pour chaque entreprise tout en enrichissant l'expérience des élèves en leur exposant à divers métiers, comme le souligne le ministre.







