Alors que l’avenue de Lyon à Toulouse a récemment été rebaptisée en début d’année 2026, les habitants semblent complètement passés à côté de cette actualité. Pour les Toulousains les plus anciens, cette avenue évoque des souvenirs, tant pour ses célèbres démolitions de 2023 que pour ses embouteillages récurrents. Désormais, il faut l'appeler avenue Olivier-Guichard.
Une surprise totale pour les habitants
Sur le terrain, peu de monde semble au courant du nouveau nom. Les passants interrogés expriment leur étonnement face à cette annonce. "Je n’étais pas du tout au courant", admet Clémentine, une résidente. Cédric et Léo, eux aussi, confirment leur ignorance, "On s’en fiche un peu, ça ne change rien pour nous."
Les commerçants du secteur partagent un sentiment similaire. Nicolas, un boucher, précise : "Pour la plupart des gens, cette partie de l’avenue est juste la fin du faubourg Bonnefoy en plein déclin. Si le nom du faubourg changeait, là, il y aurait à coup sûr une réaction, mais ici..."
Un autre aspect notable est que les applications de navigation telles que Waze et Google Maps n'ont pas encore intégré cette modification. Les utilisateurs continuent d'être dirigés vers l’"avenue de Lyon", ce qui pourrait induire des erreurs dans les trajets.
Un choix de nom significatif
Mais pourquoi ce renaming est-il passé inaperçu ? Jean-Michel Lattes, président de la commission des noms de rue, explique : "Nous changeons rarement les noms de rue à Toulouse. Ce changement fait suite aux démolitions, car il n’y a actuellement aucune adresse le long de cette avenue. Les nouvelles constructions prévues dans le cadre du projet Grand Matabiau Quais d’Oc seront situées avenue Olivier-Guichard."
Quant au choix du nom, il a été pensé avec soin. Lattes souligne l’importance d’attribuer des noms porteurs de sens : "Olivier Guichard est une figure emblématique de l’aménagement du territoire en France, ayant largement contribué au développement industriel de Toulouse." Dans les années 1960, Guichard, en tant que ministre, a encouragé l'essor de l'aéronautique à Toulouse, un fait qu'il ne faut pas sous-estimer pour comprendre cette dénomination.
Bien que les GPS ne soient pas encore à jour, Lattes se montre positif et souligne que "ce n’est qu’une question de temps" avant que la situation ne se régularise.







