Depuis le 12 mars, les files d'attente aux stations-service Total Énergies sont devenues une image familière, conséquence de l'imposition de prix planchers sur le carburant. Avec un tarif de 1,99 € le litre d'essence et 2,09 € pour le gasoil, les stations de Total s'avèrent environ 20 centimes moins chères que celles de leurs concurrents. Le groupe souligne : « Pas de pénurie généralisée », bien que le réseau de livraison peine à suivre la demande croissante dans certaines stations, surtout en Drôme Ardèche où des ruptures temporaires sont signalées.
Des automobilistes constatent effectivement des pénuries de quelques jours dans des stations emblématiques telles que Chanas, Tournon ou le Pouzin. Un pompiste, qui a choisi de rester anonyme, confirme : « Les précédentes livraisons de 10.000 litres tenaient une semaine, maintenant elles ne dépassent pas deux jours ». Toutefois, il rassure : « Il ne sert à rien de se précipiter, la situation est encore maîtrisée ».
Pour les consommateurs, l’afflux aux stations est palpable. Sabrina, ayant cherché du diesel dans plusieurs stations, a enfin trouvé de l'essence à Tain-l'Hermitage, soulignant : « Cela faisait deux jours que je n'en trouvais plus. Je suis prête à faire la queue, car je dois me rendre au travail ». Elle note qu'elle économise près de 20 euros par plein en choisissant Total Énergies.
Les experts du secteur, comme ceux d'Auto Moto, mettent en garde contre la propagation de la panique. Ils rappellent que, même si certaines stations rencontrent des difficultés, la situation globale des stocks demeure satisfaisante. Les automobilistes sont encouragés à agir calmement tout en surveillant l'évolution des prix et de l'approvisionnement.
En conclusion, bien que des délais d'attente soient à prévoir et que quelques stations soient temporairement à court de carburant, Total Énergies affirme sa capacité à répondre à la demande et à gérer les réapprovisionnements. Les consommateurs doivent rester vigilants, mais la pénurie n'est pas d'actualité.







