Suite à l'annulation de son projet l'an passé, le ministère de l'Intérieur a décidé de reprendre la procédure de dissolution concernant deux groupes de supporters ultras de l'AS Saint-Étienne, les Magic Fans et les Green Angels. Ces derniers sont convoqués à Paris le 13 avril, tandis que le sénateur de la Loire, Pierre-Jean Rochette, se montre pessimiste quant à l'issue de cette situation.
Rochette souligne que les incidents survenus avant le match des Verts à Grenoble pourraient peser lourd dans la balance des autorités. Conduisant un car de supporters ce jour-là, il a été témoin des événements de près. "Ce qui s'est passé, c'est un scandale," a-t-il déclaré en s'interrogeant sur la gestion de la situation par les autorités.
Il raconte : "Des cars transportant des membres non-ultras ont été dirigés directement au parking, tandis que ceux des Green et des Magic ont été envoyés à faire demi-tour devant le stade, accroissant ainsi les tensions." Bien qu'il ne cautionne pas les violences, il souhaite éclaircir les raisons de cette gestion défaillante.
"A aucun moment on a cherché à éviter l'incident, c'est plutôt qu'on a cherché à le provoquer"
Le sénateur remet en question la manière dont les autorités ont orchestré l’arrivée des cars. "Il est clair que si un incident se produisait, il serait utilisé contre nous. La gestion semble avoir été plutôt provocatrice," souligne-t-il. Pour Rochette, ce type de confrontation est inévitable et pourrait se produire avec n'importe quel autre groupe de supporters ailleurs en France.
Face à cette situation, Pierre-Jean Rochette envisage de communiquer directement avec le ministre de l'Intérieur pour partager son expérience de cet incident à Grenoble. Il rappelle que Catherine Seguin, actuelle Préfète de l'Isère, avait une connaissance approfondie des supporters stéphanois, ayant occupé des postes lors de moments de tensions similaires à Saint-Étienne.







