Le conseil municipal de Kingston, à Londres, est récemment tombé sous le feu des critiques après avoir publié des déclarations jugées innapropriées concernant les vélos électriques. Dans un rapport, l‘autorité locale a suggéré que ces moyens de transport pourraient aider les femmes à "s’acquitter de leurs responsabilités domestiques traditionnelles" tout en restant élégantes.
Cette formulation a suscité une indignation généralisée, notamment lorsqu'un citoyen a qualifié ces propos d"horreur sexiste", comme l’a rapporté le Mirror.
Le rapport, consacré aux contrats de location de vélos électriques, proposait que ces véhicules facilitent l'accès des femmes à l'activité physique. Pourtant, cette intention, censée être inclusive, a été perçue par beaucoup comme maladroite et dédaigneuse. Selon un porte-parole du conseil, les vélos électriques devraient effectivement renforcer la confiance des femmes pour occuper l'espace public. Cependant, leurs détracteurs accusent cette formulation de victimiser les femmes.
Une victimisation des femmes
Des experts en politiques de transport soulignent que les vélos électriques devraient favoriser davantage l’égalité en matière de mobilité. "Ces appareils ne doivent pas ajouter du poids à la responsabilité traditionnelle des femmes. Au contraire, ils devraient être un moyen d'émancipation", a commenté la sociologue et spécialiste en mobilité urbaine, Dr. Anaïs Dupont.
En réponse à la controverse, le conseil a exprimé des excuses publiques, affirmant qu’il allait modifier les déclarations jugées offensantes. Les nouvelles formulations soulignent l'importance des déplacements actifs pour tous, y compris pour ceux ayant des responsabilités familiales, comme l’a rapporté La Dépêche.







