La 8e édition de la Quinzaine franco-allemande en Occitanie s’est clôturée hier à Toulouse avec un événement marquant : une conférence animée par le prix Nobel d’Économie Jean Tirole et le Professeur Ernst-Ludwig von Thadden de l’université de Mannheim.
Cette initiative montre que l’amitié franco-allemande ne se limite pas aux sphères politiques, mais se ressent également au niveau local, entre citoyens et acteurs de la société. Au total, environ 140 événements ont été organisés, mettant en lumière les thématiques de la citoyenneté, de l’éducation, de la culture et de l’économie.
La soirée de conclusion s’est tenue à la Toulouse School of Economics, où Tirole et von Thadden ont abordé des questions cruciales sur la manière dont l’Europe, particulièrement le couple franco-allemand, peut naviguer dans un contexte mondial tumultueux, marqué par la montée des populismes et les défis des grandes entreprises technologiques.
Jean Tirole a émis des préoccupations concernant un manque de vision au sein de l’UE, soulignant l’urgence d’un investissement accru en recherche et développement. Dans un entretien avec La Dépêche, il avait averti que l’Europe risquait de louper le coche de l’innovation, notamment dans les domaines technologique et biotechnologique. De son côté, von Thadden a mis en avant les points forts d’une Europe capable de former et de conserver ses talents scientifiques.
« Mieux se connaître pour mieux se comprendre » est le mantra de Marie-France Marchand-Baylet, vice-présidente du Groupe La Dépêche et présidente de la Fondation Groupe Dépêche, qui a souligné l’importance de ces interactions entre Français et Allemands. Anne Hauschild, première conseillère à l’ambassade d’Allemagne en France, et Richard Jarry, président de l’association Allemagne-Occitanie, ont aussi témoigné du rôle de ces événements pour renforcer la diplomatie locale.
Les liens tissés au cours de ces huit éditions reflètent une volonté de « vaincre les préjugés », comme l’a rappelé Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, citant François Mitterrand. Cultiver l’amitié entre les peuples, selon elle, est essentiel pour promouvoir la paix face aux nationalismes croissants.







