Dans une affaire qui tient en haleine l’opinion publique, le Var a vu sept membres d’une même famille être mis en examen suite à la disparition de deux militaires ultramarins et à la découverte d’ossements dans les Bouches-du-Rhône. Le parquet de Toulon évoque un système d’exploitation marquant potentiellement la traite d’êtres humains.
Initialement, les enquêteurs pensaient à un simple rapprochement entre deux disparitions inquiétantes. Cependant, l’affaire prend des proportions alarmantes. Entre 2011 et 2023, des militaires ultramarins, récemment affectés dans le sud de la France, auraient été hébergés puis exploités par cette famille, originaire de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna. Les victimes alléguées mentionnent avoir été progressivement dépouillées de leurs ressources et subies des violences.
Var-Matin et BFM Toulon Var relèvent que la mise en examen d'une mère et de son fils est principalement pour des faits de traite d’êtres humains. D'autres membres de la famille, incluant le père et deux frères, ont également été inculpés sous les mêmes accusations.
Sept autres victimes identifiées
L'investigation a été activée à la suite des disparitions de Jacques Pakeso et de Mike Gineste. Jacques, parti de Nouvelle-Calédonie en mai 2022 pour rejoindre l’école de la Marine nationale, et Mike, engagé dans la Légion étrangère, n’avait pas donné de nouvelles depuis plusieurs mois. Les enquêteurs ont, peu à peu, jeté les bases d’un système où ces jeunes militaires auraient été privés de leurs droits les plus fondamentaux.
Découverte d'ossements et prise de conscience de la traite
Le développement le plus frappant a eu lieu récemment avec la découverte d’ossements sur deux sites différents dans les Bouches-du-Rhône. Leur analyse permettra peut-être d’éclaircir le sort des deux militaires disparus. En parallèle, un questionnement persiste sur l’efficacité des dispositifs de protection pour ces jeunes soldats venus de l’outre-mer.
La qualification de traite d’êtres humains est particulièrement préoccupante. Elle suggère un mécanisme d’exploitation, ce qui est rare pour ce type d'affaires. Au-delà des faits, il est crucial de comprendre la nature de cette exploitation et ses bénéfices pour les accusés.
Impact émotionnel et témoignages des proches
Le climat est très chargé d’émotion, notamment pour la famille de Jacques Pakeso qui, à travers Nouvelle-Calédonie la 1ère, a exprimé son choc face aux révélations. Son père a déclaré : "Nous avons appris cela comme tout le monde via les réseaux sociaux. Aucune communication de la part des autorités, c’est dévastateur pour la famille.".
Alors que les recherches continuent et que les questions demeurent sur l’ampleur de ce réseau, le dossier suscite une intense attention médiatique et juridique.







