Comme la semaine précédente, plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant les tribunaux de Grenoble, Vienne et Bourgoin-Jallieu pour exiger des actions concrètes face aux violences sexuelles touchant principalement les femmes et les enfants.
"Notre mobilisation ne cessera tant que justice ne sera pas faite", clament les manifestantes. Environ 300 personnes, majoritairement des femmes, ont ainsi exprimé leur colère au tribunal de Grenoble, tandis qu’une centaine d’autres se sont rassemblées à Bourgoin-Jallieu, rapportent les journalistes de ICI Isère présents sur place.
Les slogans résonnaient tels que "Justice complice, enfants en supplice" ou "l'enfance n'est pas un fait divers", exprimant l’indignation collective face à des cas récents, notamment le meurtre tragique de la jeune Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été découvert il y a moins de deux semaines.
A Grenoble, le rassemblement était orchestré par le collectif enfantiste de l'Isère. Sa porte-parole, Ana Leneveu, a souligné l’urgence de légiférer sur ce sujet pendant une interview. Quant à la manifestation à Bourgoin-Jallieu, elle a été menée par le collectif des féministes berjalliennes, montrant l’ampleur d’un mouvement national en quête de solutions durables.
Des rassemblements similaires sont en cours dans tout le pays, devant les tribunaux et le ministère de la Justice à Paris, où des voix s'unissent pour réclamer une législation complète contre les violences sexuelles. Les experts s’accordent à dire que des mesures systémiques sont cruciales pour protéger les victimes et préventivement réduire ces violences. Comme l’a exprimé le sociologue des violences de genre, Dr. Marc Gauthier, "il est vital d'instaurer des lois qui protègent toutes les victimes et dépénalisent le silence, pour encourager les témoignages".







