Les établissements scolaires en Russie sont de plus en plus touchés par des incidents violents. Ce mardi, une professeure a été mortellement poignardée par son élève de 17 ans dans la région de Perm, au cœur de l’Oural.
Olessia Bagouta, enseignante de russe et de littérature à Dobrianka, avait été hospitalisée dans un état critique après avoir été attaquée à proximité de l'entrée de l'école. Le gouverneur local, Dmitri Makhonine, a confirmé sur Telegram que l’agresseur avait été arrêté par les forces de l'ordre.
« On n’a pas pu la sauver »
« Malheureusement, malgré les efforts déployés par les médecins, nous n'avons pas pu sauver Olessia Bagouta », a déclaré le gouverneur, exprimant son chagrin deux heures seulement après l'attaque. Le Comité d'enquête russe a indiqué que la victime, née en 1970, enseignait à la classe où se trouvait son agresseur. Les motivations de ce dernier restent pour l’heure inconnues.
Cette tragédie intervient dans un contexte inquiétant. En effet, depuis le début de l'année, plusieurs incidents violents ont éclaté dans des écoles à travers le pays, notamment deux attaques au couteau dans des établissements universitaires, et une autre survenue en Sibérie, ainsi qu'une agression à l'arme à air comprimé dans une école de la Russie centrale, comme le rapporte France 24.
Les experts s'interrogent sur ce phénomène alarmant et soulignent l'importance d'un encadrement psychologique renforcé dans les établissements. Jean-Pierre Lévy, psychologue scolaire, souligne : « La violence chez les jeunes est souvent le reflet de tensions internes non résolues. Il est impératif que les écoles mettent en place des structures d’écoute ». Alors que l’enquête se poursuit, cette affaire relance la discussion sur la sécurité dans les écoles et la prévention de la violence juvénile.







