Le Moyen-Orient est plongé dans une incertitude croissante suite à l'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran. À Paris, cette instabilité se traduit par une hausse fulgurante des prix des carburants. Les conducteurs, inquiets, se pressent dans les stations-service, provoquant une augmentation significative des prix du SP95-E10 et, surtout, du gazole. Selon les données compilées par Ouest-France, ces carburants ont enregistré leur plus forte hausse en une semaine depuis 2020.
Le lundi 2 mars, les prix affichés sur le site officiel du gouvernement indiquaient que le SP95-E10 et le gazole se vendaient autour de 1,70 € le litre. Une semaine plus tard, le 9 mars, la tension au Moyen-Orient a propulsé le SP95-E10 à 1,83 € (+13 centimes) et le gazole à 1,99 € (+29 centimes), marquant la plus forte augmentation depuis 2020, battant les chiffres de l'augmentation de 25 centimes observée après l'invasion de l'Ukraine.
Les stations-service affichent déjà des prix dépassant les 2 € en moyenne. D'après le suivi des prix, environ un quart des stations-service rapportent des prix au-delà de ce seuil. Ce chiffre représente plus de 1 325 stations sur les 10 000 du territoire, un bond par rapport aux 700 stationnées la semaine précédente.
Le seuil de 2 € franchi dans de nombreuses stations
Actuellement, ces hausses suscitent des craintes tant chez les consommateurs que chez le gouvernement. En réponse à cette crise, Maud Brégeon, ministre déléguée à l’Énergie, a déclaré sur RTL que le gouvernement étudie plusieurs scénarios, mais pour l'instant, l’option de l'aide à l’achat, comme en 2022, est écartée.
Le pétrole flambe
Le conflit au Moyen-Orient affecte sérieusement le marché de l'énergie. Le détroit d'Ormuz, qui transporte 20 % de l'offre mondiale de pétrole, est presque paralysé. La récente flambée du prix du baril à plus de 100 $ intensifie la pression sur les prix à la pompe. Les premiers effets sont déjà visibles dans les stations-service avec une augmentation de la demande.
Si la tendance actuelle perdure, il est probable que le gouvernement doive réagir face aux revendications de la population et aux propositions d'une baisse des taxes, formulées par certaines oppositions. La situation exige un suivi attentif alors que les automobilistes redoutent un nouveau cycle de hausses.







