À Blois, une parcelle inoccupée de la rue de la Garenne va bientôt abriter un bassin de stockage-restitution d’eau de 9.000 m3, afin d’améliorer la gestion des eaux pluviales qui posent problème dans le centre-ville lors des intempéries.
Pour les nostalgiques, l’emplacement accueillait autrefois l’enseigne de surgelés Thiriet, fermée en 2016. Aujourd’hui, ce terrain vague, le long des voies ferrées, sera le site d’un bassin de 10,5 mètres de hauteur et 38 mètres de diamètre. Ce projet majeur vise la création d’un bassin de stockage-restitution d’eau de 9.000 m3.
Ce chantier est piloté par Agglopolys, qui justifie sa réalisation par le désir de « limiter le rejet d’effluents dans le milieu naturel ». En période de fortes pluies, lorsque le réseau est saturé, ce bassin permettra de stocker les excès d'eau, qui seront ensuite réinjectés dans le réseau à destination de la station d'épuration. Tous les excédents se déversent traditionnellement dans une conduite profonde, à 15 mètres sous terre. « Nous faisons face à des volumes d'eau considérables qui envahissent le centre-ville, notamment rue du Commerce, pouvant provoquer des débordements. Sous de fortes pluies, tout se retrouve dans la Loire », souligne Matthieu Marquaille, vice-président d'Agglopolys, en charge des cycles de l’eau et de la biodiversité.
« C’est l’une des plus grosses canalisations de Blois »
L’objectif de ce projet, dévoilé en 2022, consiste donc à réutiliser cette imposante canalisation. « C'est l’une des plus importantes canalisations de Blois, nous n’avons pas d’autres choix que de positionner le bassin ici, car c’est là que se concentre le plus gros volume d’eau », ajoute l’élu.
Agglopolys prévoit de s’installer sur le site pendant l’été. Les automobilistes sont d’ores et déjà avertis de la fermeture du parking. « Les gros travaux commenceront en septembre avec l’érection d’une grue », précise Matthieu Marquaille. Le chantier, s’étalant sur 18 mois, engendrera sans nul doute des désagréments pour les riverains, qui ont été consultés lors de réunions publiques.
Les autorités gardent à l’esprit le besoin d’intégration paysagère ; ainsi, le cylindre en béton sera végétalisé, avec un budget de 70.000 euros pour cela. « Nous souhaitons une intégration harmonieuse au quartier ». De plus, le toit du bassin sera équipé de panneaux photovoltaïques, et le projet devrait voir le jour au premier trimestre 2028. Le coût total de l’opération est estimé à environ 19 millions d’euros.







