Près de Rouen, une vague d'inquiétude s'est emparée des salariés de Ziegler France, suite à la décision du tribunal de commerce de Lille de placer l'entreprise en liquidation judiciaire le 31 mars 2026. Ce coup dur touche particulièrement les sites de Grand-Quevilly et de Saint-Étienne-du-Rouvray, où plus de 150 employés font face à la perte de leur emploi.
Christophe Escudier, chauffeur-livreur et délégué suppléant du personnel, exprime son désarroi : "En un mois et demi, on a tout perdu, c'est incompréhensible. On est écœurés, en attente de notre lettre de licenciement, sans savoir ce qui va se passer." Les répercussions sont tragiques pour ces travailleurs, dont certains étaient en poste depuis près de 30 ans.
Un autre employé, Philippe Lefebvre, qui a dédié 29 ans de sa vie à Ziegler, demande des éclaircissements : "On attend des explications de M. Ziegler. On ne peut pas fermer une boîte comme ça du jour au lendemain." Actuellement, les salaires continuent d'être versés grâce aux assurances de garantie des salaires (AGS), mais l'incertitude demeure.
Pour l'avenir, M. Lefebvre envisage de s'inscrire à France Travail : "Je pense que ça va être l'inscription à France Travail, après il faudra avancer. Je vais chercher un autre emploi dans le transport, car c'est ma vie." Selon des experts du secteur, la liquidation d'une entreprise de cette taille peut avoir des impacts significatifs sur l'économie locale et sur l'emploi dans le secteur du transport.
La situation des salariés de Ziegler illustre la fragilité du marché de l'emploi dans un contexte économique incertain. Alors que les travailleurs redoutent une période de chômage prolongée, l'approche collective semble être la clé pour surmonter cette épreuve. La solidarité entre les anciens collègues pourrait jouer un rôle crucial dans leur quête d'un nouvel avenir professionnel.







