La mérule, ou serpula lacrymans, est un champignon particulièrement insidieux qui ravage le bois des constructions. Son développement rapide et ses effets dévastateurs font d'elle un véritable fléau dans de nombreuses régions françaises.
Une menace double : structure et santé
La mérule constitue un risque sérieux pour la robustesse des bâtiments et le bien-être des habitants.
- Risques pour la structure : En s'installant dans le bois et la maçonnerie, la mérule provoque des dégâts souvent irréversibles. Les planchers, escaliers et murs peuvent se déformer ou s'effondrer, menaçant ainsi la sécurité des occupants.
- Conséquences sur la santé : Outre les dégâts matériels, la mérule est associée à des problèmes respiratoires comme l'asthme et la bronchite. Des allergies et même des intoxications peuvent survenir par contact ou ingestion.
Détection de la mérule : attention aux signes
Identifier la mérule est un défi, car elle se camoufle souvent dans les recoins de l'habitation. Voici quelques indicateurs :
- Couche cotonneuse : signe d'une croissance active.
- Toiles d’araignées grises : filaments éparpillés sur vos surfaces.
- Champignon visqueux : aspect brun rougeâtre émettant des spores.
- Bois friable : dégradation évidente des matériaux.
- Odeur de moisi : un parfum désagréable témoignant de la présence du champignon.
Les experts avertissent que détecter la mérule trop tard signifie souvent qu'elle a déjà causé de graves dommages. Ce champignon préfère les lieux humides et sombres, mais peut se propager grâce à ses racines, même dans des zones sèches.
Si vous suspectez une infestation, n'attendez pas : faites appel à un professionnel sans tarder. De plus, sachez qu'il est impératif de signaler la présence de mérule auprès de la mairie, conformément à la loi ALUR de 2014.
Zones à risque en France
Bien que la mérule soit particulièrement présente dans le nord et l'ouest de la France, son expansion est alarmante. Des cas ont été reportés dans des régions comme Paris ainsi que dans le Gard et l'Hérault. En 2023, treize départements ont été soumis à des arrêtés préfectoraux en raison de l'augmentation de ces infestations.
Sources : centre breton habitat ; MMA ; association Qualitel







