Le domaine de la construction regorge de variétés de béton, souvent désignées par des termes spécifiques. Le parpaing, le moellon et le bloc béton, bien que souvent confondus, possèdent des caractéristiques distinctes. D'un mot à l'autre, les appellations varient d'une région à l'autre, ce qui peut parfois prêter à confusion. Engager des discussions avec un fournisseur nécessite donc de connaître ces nuances.
Le béton change de nom selon la région
Il existe autant de façons de désigner le béton qu'il y a de régions en France. À l'instar des débats sur les viennoiseries, certaines dénominations sont plus populaires localement. Cela peut prêter à confusion, surtout pour ceux qui ne sont pas familiers avec les dialectes régionaux.
Le parpaing : la vedette du secteur construction
Le terme "parpaing" est celui qui résonne le plus dans le secteur de la construction. Cette brique de béton, creuse ou pleine, est la plus répandue dans l'Hexagone. À titre d'exemple, près de 90 % des habitants de Bourgogne et 91 % des Auvergnats préfèrent ce mot. La popularité du parpaing fait qu'il est majoritairement utilisé pour désigner les blocs de béton à l'échelle nationale.
Le moellon : vrai ami ou faux frère ?
Le moellon est un terme qui peut avoir deux significations. D'une part, il fait référence à une pierre calcaire taillée, mais d'autre part, il désigne également un bloc de béton, surtout dans certaines zones. Bien que le mot "moellon" soit souvent considéré comme un synonyme de "parpaing", son utilisation est généralement plus répandue en Rhône-Alpes.
- En Bourgogne et en Auvergne, environ 10 % des populations préfèrent le terme moellon à parpaing.
- Dans d'autres régions de France, cette appellation est moins courante.
Le bloc béton : un acteur régional
Le terme "bloc béton" est plus utilisé dans certaines régions telles que les Pays de la Loire, le Nord-Pas de Calais, et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il est intriguant de voir comment des mots différents peuvent désigner un même matériau, influencés par des aspects culturels ou historiques.
Variantes locales : le queron et l’agglo
Parmi les autres dénominations, on trouve le queron, utilisé principalement en Poitou-Charentes, et le diminutif "agglo" qui désigne le béton utilisé pour fabriquer des parpaings. Attention à ne pas le confondre avec le bois aggloméré, tout aussi courant dans le monde de la construction.
Un voyage à travers l’histoire du parpaing
Le parpaing a en réalité une origine bien plus ancienne. Les Romains utilisaient déjà un type de béton à base de cailloux appelé « caementa ». Au Moyen Âge, le terme "béton" faisait son apparition dans un poème de Benoît de Sainte-Maure. Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que l'idée de fabriquer des blocs de béton a vu le jour. La technique s'est affûtée au fil des décennies, jusqu'à l'invention en 1919 d'une machine capable de produire 250 blocs par jour.
Caractéristiques techniques du parpaing
- Forme : parallélépipède
- Composition : 85 % granulat, 9 % ciment, 6 % eau
- Poids : léger, idéal pour les petites constructions
- Utilité : murs, clôtures, et même piscines
- Dimensions standards : 25 cm de haut, 50 cm de long
En somme, le parpaing est devenu un incontournable du secteur de la construction, apprécié pour sa polyvalence, sa durabilité et son coût abordable.







