REPORTAGE. Les 15 000 habitants d'Audomarois sont entourés par des trésors historiques et culturels, tels que la basilique mineure Notre-Dame de Saint-Omer et les vestiges de l'Abbaye Saint-Bertin. Ces monuments emblématiques illustrent un patrimoine vivant, où un catholicisme historique se mêle à une architecture préservée et des industries dynamiques. Bien que cette culture renforce les liens entre les citoyens, le commerce en centre-ville peine à trouver un second souffle.
Les rues pavées sillonnées de maisons typiques racontent le passé flamboyant de cette ville riche en art, marquée par l'influence flamande. Ici, le charme médiéval est omniprésent, des anciennes tavernes aux brasseries et estaminets modernes. Près d'une dizaine de points de restauration rapide, tels que les kebabs situés rue d'Arras, n'ont pas réussi à éclipser l'omniprésence des établissements traditionnels. Chaque coin de rue rappelle l'importance de l'histoire dans la vie quotidienne de ses habitants.
À la Maison du Patrimoine, Théo, 28 ans, explique cette histoire avec passion. Originaire de Saint-Omer, il qualifie sa ville de « village gaulois » où des personnes de divers horizons se côtoient. Les bars, le marais audomarois, le jardin public et les festivals tout au long de l'année, comme le festival médiéval et la fête de la bière, sont autant de lieux propices aux rencontres. « Ces événements créent des liens entre les habitants. Grâce à la fête de la bière, je connais mes voisins », partage un étudiant local. Théo renchérit, soulignant l'importance fédératrice de ces moments partagés.
Il est essentiel de noter que malgré la beauté de son histoire et la convivialité de ses citoyens, Saint-Omer fait face à plusieurs défis contemporains. La modernisation et la nécessité d’attirer les jeunes générations sont des sujets de préoccupation notables. Selon un article du Le Monde, le besoin de dynamiser le commerce local et de revitaliser le centre-ville est urgent pour préserver cette culture unique et son identité.







