Le Conseil d’État a rejeté, le 30 avril, le recours déposé par La Jeune Garde contre sa dissolution, prononcée en juin 2025. La haute juridiction administrative a qualifié cette décision de « adaptée, nécessaire et proportionnée », face aux « agissements violents » attribués à ce mouvement d’ultragauche dirigé par Raphaël Arnault.
Dans son communiqué, le Conseil d’État a précisé : « La Jeune Garde a incité à des actions violentes, provoquant des confrontations et des exclusions physiques dans l’espace public. » Ce jugement souligne la responsabilité du mouvement et de ses membres dans des actes violents survenues entre 2023 et 2025, notamment à Paris, Strasbourg et Lyon.
La violence en question
Créé en 2018 par Raphaël Arnault, élu député en 2024, La Jeune Garde a été classé parmi les groupes engagés dans des violences politiques. Selon le gouvernement, le mouvement aurait non seulement soutenu des comportements violents, mais n’a également jamais condamné ouvertement ces actes. « Les membres prenaient souvent l'initiative de recourir à la violence, sans que le groupement ne désapprouve ces moyens », a noté le Conseil d’État.
La dissolution de La Jeune Garde a ravivé les débats suite à la mort de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite. Dans une enquête en cours, plusieurs membres du mouvement sont soupçonnés d'avoir été impliqués dans des affrontements entourant cet incident tragique, soulignant les tensions croissantes au sein du paysage politique français.
Une enquête a été ouverte à la suite d’un signalement du ministère de l’Intérieur, mentionnant des craintes de renaissance d’un mouvement antifasciste, suggérant une méthode de réorganisation au sein du groupe dissous. Comme le souligne le média Franceinfo, la situation demeure tendue, et la question de la violence politique en France est plus que jamais d’actualité.







