Dans une avancée surprenante, une femme retrouvée morte dans un bidon en 2005 en Moselle a enfin été identifiée grâce à une campagne internationale de coopération policière. Interpol a annoncé que la victime, connue sous le nom de 'femme à la couronne dentaire Richmond', s'appelle Hakima Boukerouis et est décédée entre septembre et octobre 2004.
Ce dossier fait partie d'une initiative plus large nommée Identify Me, lancée par Interpol pour retrouver l'identité de femmes assassinées ou décédées dans des circonstances mystérieuses à travers l'Europe. En tout, 47 affaires ont été sélectionnées pour cette opération qui vise à sensibiliser le public et à obtenir des indices sur des cas non résolus.
Hakima Boukerouis est désormais la cinquième victime à être identifiée depuis le début de cette campagne. Cette fois, cependant, l'opération a abouti à l'interpellation d'un suspect, ce qui marque un tournant significatif dans ces enquêtes. Bien qu'Interpol ait gardé le silence sur les détails, il a été confirmé que l'identification de Boukerouis a été réalisée grâce à des tests ADN familiaux.
Selon les informations relayées par le quotidien Le Républicain Lorrain, le suspect arrêté en juin 2025 serait le mari de la victime, soupçonné d'avoir orchestré son meurtre. Bien qu'il ait été mis en examen et écroué, il a par la suite été libéré sous contrôle judiciaire en septembre 2025, en raison de son âge avancé et de son état de santé.
La découverte tragique du corps de Hakima Boukerouis remonte au 7 janvier 2005, lorsque celui-ci a été retrouvé sur le bord d'une route forestière à Saint-Quirin, près de Sarrebourg. Les résultats des examens médicaux avaient indiqué des lésions causées par une arme blanche, révélant la nature violente de son décès.
La victime, dissimulée dans un tonneau en plastique et enveloppée dans des sacs-poubelles noir, avait été vue flottant dans la rivière Sarre rouge quelques mois avant la découverte de son corps. Selon la notice publiée par Interpol, Hakima mesurait environ 1m60 et portait un débardeur rose. Elle avait également bénéficié de soins dentaires coûteux, comme en témoigne la couronne Richmond retrouvée sur elle.
Le secrétaire général d’Interpol, Valdecy Urquiza, a souligné l'importance de poursuivre les enquêtes sur les 'cold cases', afin de redonner voix et identité à des victimes souvent oubliées. À ce jour, 42 autres femmes continuent d'attendre une identification, parmi lesquelles figurent 'la globe-trotteuse' et 'la jeune fille dans le Main'.







