À Saint-Georges-de-Reintembault, un village tranquille d'Ille-et-Vilaine, les automobilistes sont confrontés à un véritable casse-tête. Alors que le prix du gazole atteint actuellement 2,29 euros le litre, et le sans-plomb 95 est à 2,05 euros, les résidents n'ont d'autre choix que de s'adapter à cette montée vertigineuse des coûts. Emeline, une habitante se rendant à Saint-Aubin-de-Terregatte, souligne que sa voiture est essentielle : "Je fais 60 kilomètres aller-retour tous les jours, la voiture est indispensable". Son dernier plein a coûté "cent euros, ça fait beaucoup", une réalité difficile à encaisser.
Lucas, un autre automobiliste effectuant le trajet entre Saint-Hilaire-du-Harcouët et Dol-de-Bretagne, constate lui aussi la hausse : "J'ai vérifié plusieurs stations, toutes affichent des prix élevés, j'ai donc choisi celle-ci". Cette situation n'est pas exceptionnelle, mais elle témoigne d'un sentiment général d'inquiétude parmi les conducteurs.
Le covoiturage pour dépenser moins
Gaelle, résidente du Ferré, a également partagé ses préoccupations. Elle a garé son utilitaire près de la station-service, manœuvrant pour jongler entre le collège de ses enfants et ses propres obligations. "Il faut emmener les enfants à l'école et faire les courses", déclare-t-elle. Pour alléger ses dépenses, Gaelle opte pour le covoiturage avec ses amies pour certains trajets.
Pour l'instant, la hausse des prix des carburants n'affecte pas gravement le pouvoir d'achat des habitants, mais beaucoup s'interrogent sur la durée de cette situation. Des experts de l'économie locale, comme ceux du site Les Échos, alertent que si cette tendance se maintient, elle pourrait peser lourdement sur les budgets des ménages. Les discussions autour d'alternatives telles que le covoiturage et les transports en commun deviennent de plus en plus fréquentes, incitant ainsi à réfléchir à de nouvelles solutions.







