Au 1er juin, 77% des nappes phréatiques à travers la France métropolitaine affichent des niveaux en diminution. Bien que le Bureau de recherches géologiques et minières ait qualifié la situation d'« acceptable », l'absence de précipitations significatives jette un voile d'incertitude sur une potentielle sécheresse estivale.
« La tendance à la baisse est généralisée », notent les experts du BRGM dans leur rapport mensuel. Ce recul des réserves en eau souterraine intervient après un déficit pluviométrique notable en avril et en mai. Actuellement, l'onde de chaleur intense qui s'est abattue sur le pays a accentué l'assèchement.
Selon les analyses, bien que 58% des points d'observation soient situés autour ou au-dessus des niveaux normaux, de nombreuses nappes, en particulier celles des formations calcaires jurassiques en Lorraine et des Causses du Quercy, affichent des taux très bas. « Comparée à mai 2025, la situation est plus dégradée », souligne le BRGM, ajoutant que cette période d'évaluation montre un manque de pluie alarmant.
Météo-France a affirmé que le printemps 2026 a été le plus chaud depuis 1900, avec un déficit de pluie de 30%. Cette tendance sudiste pourrait avoir un impact sur l'approvisionnement en eau pour l'irrigation agricole, d'autant que les besoins de la végétation, alimentés par des températures élevées, limitent l'infiltration des pluies.
Le rapport conclut en évoquant la nécessité de surveiller de près la situation pour les mois à venir. « Les prévisions à long terme restent incertaines et dépendront fortement des précipitations estivales », précise le BRGM, ajoutant que des périodes de sécheresse prolongées pourraient resurgir si la situation ne s'améliore pas. Les experts s'accordent à dire que chaque goutte comptera dans les semaines à venir, et l'alerte est lancée quant aux risques de stress hydrique dans plusieurs régions.







