Environ 300 personnes se sont réunies ce lundi 8 juin devant le palais de justice de Valence pour rendre hommage à Lyhanna, la jeune fille de 11 ans tragiquement retrouvée morte dans le Gers. Malgré les intempéries, de nombreux sympathisants ont bravé la pluie pour soutenir la famille et exprimer la profonde émotion suscitée par ce drame qui a secoué la France entière. Il convient de noter que le suspect avait déjà été l'objet de plusieurs plaintes avant cet incident tragique.
Les témoignages des participants révèlent une colère palpable, une incompréhension face à la violence faite aux enfants. Catherine, maman et grand-mère, a partagé son sentiment de sidération, déclarant : "Une nausée. Franchement, physiquement, une envie presque de vomir tellement c’était… Non mais ce n’est pas possible quoi, c’est trop là. Je crois qu’on est arrivé au summum. C’est un sentiment pour l’ensemble des enfants, pas seulement pour les miens." Ces mots traduisent une anxiété largement partagée au sein de la communauté.
Des demandes de changement
Éric, ancien policier, s'est également exprimé sur la nécessité d'une véritable prise de conscience : "Il y a eu déjà des affaires similaires. À chaque fois, nos responsables politiques disent : plus jamais ça, on va faire ce qu’il faut. On fait des comités, des grenelles, etc. Il y a plein de bonnes intentions, mais aucune action concrète n’en découle." Ce constat amer reflète la frustration croissante face à l'inaction des autorités.
Pour Iris, présente avec ses deux enfants, la protection des jeunes doit devenir une priorité nationale. "On ne parle pas de la probabilité d’avoir des agresseurs sexuels. S’il y a un enfant sur cinq, il y a combien d’agresseurs sexuels ? C’est vraiment un fléau auquel il faut s’attaquer de toute urgence," souligne-t-elle.
Le besoin d'une mobilisation collective
Cette marche, qui a réveillé des peurs très concrètes, a laissé Julie, maman d'une petite fille de huit ans, dans l'inquiétude. "J’avoue que je suis stressée par ça. Je ne sais pas dans quel monde elle va évoluer mais ça me fait peur. Même ici, une petite ville, on ne peut pas se sentir en sécurité," confie-t-elle. Selon des statistiques alarmantes des autorités, en France, un enfant est victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle toutes les trois minutes, ce qui illustre l'urgence d'une action collective.
Le rassemblement à Valence s'inscrit dans un climat de colère et d'indignation, où les voix citoyennes réclament des mesures concrètes afin de protéger les plus vulnérables. Cet appel à l'action, porté par de nombreuses familles, pourrait bien être le début d'un tournant dans la lutte contre les violences faites aux enfants en France.







