Dimanche 7 juin 2026, l'école primaire Saint-Joseph à Grandchamp-des-Fontaines (Loire-Atlantique) a accueilli un événement incontournable de la vie scolaire : la kermesse. Tout en célébrant la fin de l'année, ces festivités sont essentielles au financement des établissements privés, qui sont près de 250 en Loire-Atlantique et 212 en Vendée, selon l'Académie de Nantes.
Avec l'arrivée de l'été, la saison des kermesses bat son plein. Dans ces moments rassembleurs, familles et élèves se retrouvent pour des activités ludiques tout en soutenant financièrement l'école. "C'est un rendez-vous crucial pour la vie de l'établissement", explique Christine Lucas, représentante syndicale des enseignants du privé en Vendée. À Grandchamp-des-Fontaines, ce 7 juin, des centaines de personnes ont répondu présent.
l'esprit communautaire au cœur de la kermesse
Le villages s'anime avec un défilé coloré de chars, chaque groupe de jeunes participant y met son enthousiasme. Au rythme de la musique, des élèves de CE1 participent en costume de cowboy, comme Julien qui raconte, très enthousiaste : "Il y a du bruit, c'est cool. On jette des confettis, on se déguise !" Sa mère Angélique souligne l'importance de ces événements : "C'est un moment de lien entre parents, très précieux." À quelques pas, Marina, mère de deux enfants, évoque un sentiment de chaleur familial qui conduit à la solidarité communautaire : "Ça permet de garder l'école vivante."
À l'intérieur de l'école, les effluves de saucisses grillées et de frites flottent dans l'air. Les diverses activités : jeux, maquillage et même des structures gonflables remplissent la cour. Vincent, venu avec ses deux filles, s'engage à la pêche aux canards : "Cela nous fait sentir partie prenante des projets de l'école et le soutien à son fonctionnement est essentiel."
un atout financier incontournable
Les kermesses jouent un rôle crucial dans le financement des écoles privées. "C'est une bouffée de trésorerie", affirme Damien Groussin, trésorier de l'organisme de gestion de l'enseignement catholique (OGEC) de l'école Saint-Joseph. "Sans ces événements, nous pourrions avoir des pertes significatives." En effet, les bénéfices peuvent atteindre jusqu'à 10 000 euros lors de certaines années, ce qui est vital pour éviter des situations financières délicates.
Anne Trouillet, présidente de l'OGEC, souligne également leur importance pour les employés : "Nous avons neuf personnes en charge de l'école, et c'est grâce à des événements comme celui-ci que nous pouvons financer leurs salaires ainsi que l'entretien des infrastructures. Les subventions de la mairie sont appréciées, mais elles ne couvrent pas tous nos besoins en projets pédagogiques. C'est un acte qui répond aux attentes de notre équipe éducative."
En fin de compte, les kermesses transcendent le simple aspect festif ; elles deviennent le ciment d'une communauté éducative unie et solidaire.







