Dans la nuit du 22 au 23 mai, deux carcasses de brebis ont été suspendues aux grilles de la préfecture de Haute-Loire, à Puy-en-Velay. Cette action, orchestrée par la Coordination Rurale 43, vise à dénoncer la recrudescence des attaques de loups sur le cheptel local.
Ce geste symbolique n'est pas anodin, survenant juste après une attaque présumée à Saugues, où le loup est fortement soupçonné d'avoir tué deux brebis. En effet, selon des informations rapportées par Le Monde, les dégâts causés par les loups dans la région sont de plus en plus fréquents. L'Office français de la biodiversité (OFB) a d'ailleurs été dépêché sur place pour identifier l'animal responsable.
Les éleveurs sont en émoi face à la situation. En début mai, plusieurs attaques avaient déjà eu lieu à Saint-Haon et Landos, entraînant la mort de cinq agneaux et vingt-cinq brebis. Cédric Archer, co-président de la Coordination Rurale en Haute-Loire, exprime son ras-le-bol en déclarant : « On en a marre du loup, mais surtout de la gestion qui en est faite ». Il souligne que la réintroduction de cet animal est une décision qui a été prise sans consulter les éleveurs, qui en subissent désormais les conséquences.
« Le loup n'a sa place que dans les zoos », ajoute-t-il, appelant à un changement des protocoles de gestion de la faune sauvage. La préfecture a promis de rencontrer les éleveurs sous dix jours pour discuter des mesures à prendre face à ce problème croissant.







