Le président du groupe des députés Droite Républicaine (DR), Laurent Wauquiez, continue de promouvoir son idée de primaire en vue de l'élection présidentielle de 2027. Lors d'une récente intervention sur BFMTV/RMC, il a déclaré : « La machine à perdre est enclenchée », soulignant les divisions au sein de son parti.
Cette idée de primaire, qu'il défend avec acharnement, pourrait accueillir des membres du parti Renaissance, à condition que leurs idées soient alignées à droite. Wauquiez a insisté sur l'importance de travailler sur un programme cohérent avant de se concentrer sur le choix d'un candidat : « Commençons par travailler sur le fond ».
Dans un contexte de rivalité croissante, Bruno Retailleau, le candidat désigné par Les Républicains, planifie son premier grand meeting au Parc Floral de Paris le 20 juin. Cependant, Wauquiez, en désaccord avec Retailleau sur certaines questions, a confirmé son absence à cet événement, comme l’indiquent nos confrères de Le Figaro. Pour Wauquiez, le débat au sein de la droite est essentiel : « Pour que la droite revive, il faut qu’elle accepte la stimulation d’idées et le débat ».
En tant qu'ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Wauquiez montre une volonté d'unifier les différentes sensibilités de la droite française. Malgré sa détermination à établir une primaire, il reste ouvert à d'autres formats de sélection pour le candidat à la présidentielle, informant qu'il sera essentiel de trouver un système d'ici cet automne : « Si ça ne se fait pas à l’automne, ce sera trop tard ».
Comme d'autres figures de la droite comme Michel Barnier et Gérard Larcher, Wauquiez aspire à rassembler les différentes factions de la droite. Au sujet de sa participation au meeting de Retailleau, il a déclaré : « Je ne participerai pas à des actions de campagne qui vont nourrir la division ».
Wauquiez a également interagi avec d'autres personnalités politiques, y compris Édouard Philippe. Il a mentionné qu'il est prêt à dialoguer avec tous, en particulier sur les enjeux de l'avenir de la droite, et envisage une collaboration avec Renaissance si les idées sont compatibles. Son inquiétude croissante quant à la montée de Jean-Luc Mélenchon l'amène à alerter sur le fait que la division de la droite pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les prochaines élections : « La droite en étant divisée prendra une immense responsabilité de permettre la qualification de Jean-Luc Mélenchon ».
En somme, Wauquiez se positionne comme le médiateur d'une famille politique en crise, cherchant à éviter une multiplication des candidatures qui nuirait à la droite dans son ensemble à l'approche de 2027.







