L'eurodéputé Raphaël Glucksmann désire redynamiser la discussion autour de l'immigration en proposant une convention citoyenne, comme il l'écrit dans son livre-manifeste Nous avons encore envie (Allary Éditions). À moins d'un an de l'élection présidentielle, il y présente diverses mesures, touchant à l'éducation, à la jeunesse, et aux retraites, tout en cherchant à libérer le débat migratoire de ses tabous.
Raphaël Glucksmann souhaite rompre avec les discours convenus. En effet, des extraits de son livre, parus récemment dans Nouvel Obs, dévoilent son intention de rassembler des citoyens représentatifs pour débattre de l'immigration, à l'instar des initiatives menées par Emmanuel Macron sur des sujets tels que le climat ou la fin de vie.
Ce dispositif impliquerait des citoyens tirés au sort, réunis pour discuter des enjeux migratoires, avec l'accent mis sur les données démographiques, économiques et sécuritaires. Les conclusions, une fois formulées, seraient remises au Parlement, dans un souci de clarté et de transparence.
Vers une nouvelle approche éducative et civique
Au-delà de l'immigration, Glucksmann place l'éducation au cœur de son programme. Il envisage une augmentation significative des salaires des enseignants ainsi qu'un recrutement massif pour soutenir l'encadrement en milieu scolaire. Il se prononce également pour le principe de mixité sociale dans tous les établissements, y compris ceux du secteur privé.
En matière de jeunesse, il avance le concept d'un « passeport pour l’émancipation », afin de garantir à chaque enfant la possibilité de participater à des séjours collectifs. Ce besoin se fait d'autant plus ressentir que la participation à des colonies a chuté de manière significative depuis les années 1980.
Sur le plan économique, Glucksmann propose une refonte du contrat fiscal, visant à rééquilibrer l'imposition entre le travail, le capital, et les retraites. Il met également en lumière la nécessité d'une réforme des retraites prenant en compte les évolutions démographiques et les contraintes de pénibilité.
Enfin, l’eurodéputé promeut une industrialisation écologique de la France, avec l'ambition d'en faire un leader européen. Bien qu'il n'ait pas encore officialisé sa candidature pour les prochaines élections, il l'envisage pour septembre, tout en s'apprêtant à organiser un meeting à Aubervilliers le 13 juin, étape clef pour installer sa dynamique politique.







