Dans un tournant inattendu pour l'administration Trump, un juge fédéral a statué le 8 juin que les frais de 100 000 dollars imposés pour les visas H-1B, qui permettent à des travailleurs qualifiés étrangers de venir travailler aux États-Unis, sont illégaux. La décision, qui intervient après l'annonce de cette mesure en septembre, vise à réduire le nombre de ces visas au profit des travailleurs américains.
Le juge, basant son jugement sur le fait que ces frais constituent une taxe, a affirmé que cela relève des pouvoirs du Congrès, non de l'exécutif. À ce titre, la décision soutient une vingtaine d'États qui remettent en question l'autorité de Trump en matière d'immigration. Une source proche du dossier a déclaré à Le Monde que ce jugement pourrait avoir des répercussions considérables sur le marché de travail américain, notamment dans le secteur technologique, où de nombreux emplois dépendent des compétences étrangères.
Cette décision résulte également d'un contexte juridique complexe. En effet, une précédente décision d'une juge de Washington avait validé ces frais, soutenant que le président avait le droit d'imposer de telles charges. Les associations professionnelles, notamment la Chambre de commerce des États-Unis et l'Association des universités américaines (AAU), n'ont pas tardé à faire appel de cette décision, exprimant des préoccupations quant à l'impact économique potentiel sur le secteur.
Les experts soulignent que cette incohérence dans les décisions judiciaires souligne les tensions croissantes autour des politiques d'immigration aux États-Unis. Comme l'affirme un analyste politique d'France 24, "cela démontre à quel point les décisions politiques peuvent être contrecarrées par des défis juridiques".







